Renaud Joubert
06 Juillet 1976

Qui suis-je ?

A 37 ans et depuis sept ans, je rends compte de l’actualité locale, cliché après cliché, avec le besoin permanent de montrer ce qui ne peut se dire ou s’écrire. Avant d’entrer en tant que photojournaliste dans le quotidien Charente Libre en 2009, j’ai forgé mon expérience au travers de ma passion. Autodidacte, j’ai rapidement quitté mon poste de graphiste pour faire de la photographie mon métier. Ces reportages m’ont aussi amené à traverser les frontières et m’ont mis en contact avec des situations exceptionnelles, comme celles d’un pays en guerre, de personnes en détresse.

2012. Les troupes françaises ont reçu l'ordre d'évacuer le sol afghan. Après 10ans de conflit, j'ai ainsi pu suivre les derniers pas des soldats du 1er RIMA d'Angoulême. Ce reportage m'a ouvert les portes du festival de photo-reportage BarroObjectif en Charente. Au delà des clichés, j'ai également réalisé mon premier documentaire, "Afghanistan, un combat en famille".

2013. La France s'engage dans le conflit malien. Ségou, ville jumelée avec Angoulême, ne se situe pas au cœur des combats mais reçoit un flot continu de réfugiés fuyant les atrocités du front. Pour ce reportage, j'ai voulu rentrer dans l'intime. Cette série a fait l'objet en octobre 2013 d'une exposition « Segou : terre d'accueil des réfugiés du Nord-Mali ».

 
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Exposition : Mali terre d'accueil des réfugiers du Nord-Mali


Ségou n’a pas connu de combats, même si les terroristes étaient à une heure de la ville juste avant l’intervention française, mi-janvier. Depuis un an, la ville jumelle d’Angoulême doit faire face à l’arrivée de nombreux réfugiés du Nord. 25 000 « déplacés » ont fui le nord du Mali et la charia imposée par les islamistes, pour s’installer à Ségou. Dans cette ville d’environ 130 000 habitants, les ONG et les autorités locales tentent de leur venir en aide. Le Mali a échappé aux camps où s’entassent les réfugiés, comme on a pu en voir de par le monde. Pour se loger en urgence, la plupart d’entre eux ont été accueillis par leurs familles ou ont bénéficié de logements mis à disposition. Privés de tout revenu et partis en abandonnant tous leurs biens derrière eux, ces familles doivent faire face à une grande détresse sociale, financière. Les écoles ont dû accueillir ces élèves dans des classes déjà surchargées. Les distributions de vivres pour les plus démunis ont rapidement été mises en place par les ONG urgentistes. Mais malgré la gravité du moment, la plupart de ces déplacés vivent cela avec un certain fatalisme et résignation.




Exposition : Highway seven - La route du retrait d’Afghanistan


Kaboul, lundi 3 septembre 2012, 7h30 du matin, 14 véhicules blindés du bataillon Wild Geese, composé de soldats du 92e RI de Clermont-Ferrand et du 1er RIMa quittent le camp de Warehouse pour sécuriser la highway seven où sont régulièrement dissimulés des mines artisanales par les insurgés. L’objectif, la base opérationnelle avancée (FOB) de Surobi. Passé le « check point » de Kaboul, tenu par la police afghane, les véhicules français s’engagent sur la highway 7. Un axe majeur qui relie la capitale afghane au Pakistan : un périple rythmé par la traversée des gorges de Maïpar ! Cette route taillée dans la montagne borde un précipice de plusieurs dizaines de mètres. Régulièrement, les forces françaises y croisent des groupes de militaires de l’ANA (Armée Nationale Afghane) postés aux abords de la falaise pour assurer la sécurité de cet axe stratégique. Chaque jour, plusieurs centaines de camions pakistanais, reconnaissables à leurs décorations bariolées, empruntent cette route escarpée pour approvisionner la capitale de marchandises, la plupart du temps en provenance du port de Karachi.




Afghanisthan : Un combat en Fammile

Documentaire vidéo

Pendant un an, ils ont mis leur vie entre parenthèses. Vingt-sept marsouins du 1er Rima d'Angoulême ont été parmi les derniers combattants français envoyés en Afghanistan. Leur mission, sécuriser le désengagement des troupes.

Dix ans que la France était au front, dix ans pendant lesquels 88 soldats français sont morts. Pour les Angoumoisins, cette mission à hauts risques était l'occasion de rencontrer une guerre, une vraie. Et pour beaucoup, c'était aussi la première fois qu'ils exerçaient vraiment leur métier.

Entre la formation spécifique et la mission, les maris et les fils ont été absents pendant presque un an. Une véritable épreuve pour les familles qui ont vécu dans l'angoisse. Afghanistan, la guerre en famille, raconte cette année de sacrifices.



Quelques réalisations personnelles